Les organismes de santé : un positionnement positif sur la cigarette électronique

Vape aux USA : les États-Unis en porte-à-faux

Cet été un coup de tonnerre a éclaté dans le monde de la vape suite à de mystérieuses maladies pulmonaires recensées chez des vapoteurs. Finalement ces nombreux cas de pneumopathies (baptisés EVALI) ont été associés à une utilisation détournée de e-cigarettes aux États-Unis. Des analyses réalisées par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont confirmé le rôle de l’acétate de vitamine E, une huile retrouvée dans les cartouches de cannabis de contrebande. Le grand public est victime de fake news provenant essentiellement d’Amérique du Nord.

Cependant, de nombreuses études prouvent que la cigarette électronique est un excellent moyen d’arrêter de fumer. Voici une liste d’organismes de santé, d’agences et de gouvernements qui ont examiné les données probantes sur la réduction des méfaits du tabac :

  • US National Academies of Sciences, Engineering and Medicine (NASEM) : bien que les e-cigarettes ne soient pas sans risques pour la santé, elles sont probablement beaucoup moins nocives que les cigarettes à base de tabac combustible.
  • US Food & Drug Administration : Ne vous y trompez pas. Nous voyons l’intérêt pour les produits comme les e-cigarettes de fournir une alternative potentiellement moins nocive pour les fumeurs adultes actuellement dépendants, qui veulent avoir accès à des niveaux satisfaisants de nicotine sans beaucoup d’effets nocifs comme c’est le cas avec la combustion du tabac.
  • American Cancer Society : D’après les preuves actuellement disponibles, les e-cigarettes de la génération actuelle sont nettement moins nocives que les produits du tabac combustibles.
  • American Association of Public Health Physicians : Les fumeurs qui ne sont pas en mesure d’arrêter de fumer ou qui n’ont pas envie de le faire devraient tout de même envisager de passer à un produit sans tabac/nicotine comme les cigarettes électroniques ; le snus ; d’autres formes de tabac à priser humide, ou le tabac à mâcher.
  • Royal College of Physicians : Les données disponibles suggèrent que les risques pour la santé associés à la cigarette électronique ne dépasseront probablement pas 5 % de ceux associés aux produits du tabac fumés, et pourraient bien être beaucoup moins élevés. Au Royaume-Uni, la réduction des risques est un élément reconnu de la lutte antitabac globale. Les e-cigarettes sont efficaces pour aider les gens à arrêter de fumer. Il n’y a pas encore de risques sanitaires identifiés liés à la vapeur.
  • British Medical Association : Les avantages potentiels des e-cigarettes sont évidents : elles sont plus sûres que le tabac et constituent un moyen d’arrêter complètement de fumer. L’échange de cigarettes contre une e-cig peut faire baisser les risques de maladies pulmonaires comme l’asthme et la BPCO.
  • Public Health England : Notre nouvelle revue renforce la conclusion que le vapotage représente une fraction du risque du tabagisme, il est au moins 95% moins nocif. Pourtant, plus de la moitié des fumeurs croient à tort que le vapotage est aussi nocif que le tabac.
  • Cancer Research UK : Les données disponibles jusqu’à présent indiquent que les e-cigarettes sont beaucoup moins nocives que le tabac et peuvent aider les fumeurs à réduire leur consommation ou à arrêter de fumer. Nous ne pensons pas qu’il soit justifié d’interdire les e-cigarettes à l’intérieur des bâtiments.
  • Royal Society for Public Health : Approuve le nouveau rapport de Public Health England (PHE) : non seulement la vapeur est au moins 95% moins nocive que le tabac, mais elle aide également un nombre croissant de fumeurs à arrêter de fumer.
  • Royal College of General Practitioners : Les données recueillies jusqu’à présent montrent que les e-cigarettes ont des niveaux de toxicité nettement inférieurs à ceux des cigarettes, les niveaux d’exposition moyens étant bien en dessous des seuils de préoccupation.
  • Cochrane Tobacco Addiction Group (Cochrane TAG) : Les cigarettes électroniques peuvent augmenter les chances de cesser de fumer à long terme et aucun effet secondaire grave n’a été associé à leur utilisation (jusqu’à deux ans).
  • Gouvernement du Canada : Le vapotage est moins nocif que le tabagisme. Les adultes peuvent maintenant se procurer légalement des produits de vapotage contenant de la nicotine comme option moins nocive que le tabagisme. Le fait de passer des cigarettes à tabac aux produits de vapotage réduira l’exposition des consommateurs à de nombreux produits chimiques toxiques et cancérigènes.
  • Truth Initiative : Certains fumeurs peuvent ne pas être en mesure ou ne pas vouloir cesser d’utiliser la nicotine et il serait avantageux de passer complètement à un mécanisme de dispensation de la nicotine beaucoup moins nocif (y compris éventuellement une e-cigarette bien réglementée).
  • Royal Australian & New Zealand College of Psychiatrists : La recherche montre que 70 % des personnes atteintes de schizophrénie et 61 % des personnes atteintes de troubles bipolaires fument, comparativement à 16 % des personnes qui ne souffrent pas de maladie mentale. Les cigarettes électroniques constituent un moyen plus sûr de fournir de la nicotine aux personnes qui ne peuvent pas arrêter de fumer, ce qui permet de réduire les méfaits associés au tabagisme et de diminuer certaines des disparités en matière de santé, que connaissent les personnes atteintes de maladie mentale.
  • Chambre des représentants des Philippines : A voté à l’unanimité pour adopter une résolution promouvant la réduction des méfaits dans le cadre de sa stratégie nationale de lutte contre le tabagisme, en particulier l’utilisation de cigarettes électroniques comme alternative moins nocive pour les fumeurs (août 2018).
  • Drug and Alcohol Nurses of Australasia : Les cigarettes électroniques sont une alternative beaucoup plus sûre au tabagisme pour ceux qui ne peuvent pas arrêter avec les thérapies conventionnelles. La DANA soutient l’utilisation des e-cigarettes comme outil de remplacement des effets nocifs ou comme aide au sevrage pour les fumeurs qui ne peuvent pas arrêter avec les thérapies approuvées, et soutient une taxation faible ou nulle sur les produits de vaporisation afin de maintenir un avantage de prix pour encourager les fumeurs à changer.
  • Déclaration de consensus du National Health Service Scotland sur les e-cigarettes : Fumer tue. Aider les gens à arrêter complètement de fumer est notre priorité. Il y a maintenant des preuves que la vapeur des e-cigarettes est définitivement moins nocive que le tabagisme. Ce serait une bonne chose si les fumeurs les utilisaient à la place du tabac. 

source : www.ivva.ie

En France, du matériel et des e-liquides sous contrôle

En France certains organismes, organismes de santé, et des gouvernements ont examiné des données scientifiques sur le vapotage et ont mis au point un positionnement positif. Pourquoi les mêmes données conduiraient-elles à une utilisation, une interdiction ou encore une interdiction restrictive ailleurs? La crise EVALI, le CDC et la FDA (Food and Drug Administration « Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux ») pourraient être à blâmer. Crivape souhaite informer sur le positionnement de ces différents organismes de santé français concernant la cigarette électronique.

– Haute Autorité de Santé : En France, la Haute Autorité de santé qui édicte les recommandations de bonne pratique pour les médecins s’est positionnée pour une tolérance à l’e-cigarette dans le cadre d’un sevrage Depuis 2016, l’HAS la considère « comme une aide pour arrêter ou réduire la consommation de tabac des fumeurs ».

– Santé Publique France : Santé publique France est une des rares organisations à rencontrer régulièrement les acteurs du vapotage, au côté du Conseil économique, social et environnemental est une assemblée constitutionnelle française composée de représentants sociaux. Dans un rapport très complet publié en 2019, sur la e-cigarette en France, l’agence Santé Publique a annoncé que la cigarette électronique a aidé quelque 700 000 fumeurs quotidiens à mettre un terme à leur dépendance. Si le nombre de fumeurs continue de baisser, le nombre de vapoteurs lui, continue d’augmenter.

– Société Francophone de Tabacologie & Société de Pneumologie de Langue Française : ces deux entités, dans un communiqué publié sur le site de la société Francophone de Tabacologie, présentent des « informations sur la cigarette électronique utilisée dans un objectif d’aide au sevrage tabagique » à l’occasion du Mois Sans Tabac 2019. Elles affirment que les émissions de la cigarette électronique contiennent moins de substances toxiques que la fumée du tabac. Elles évoquent notamment certains résultats du baromètre de Santé Publique France qui certifient que les données recueillies après le Mois sans tabac 2016 montrent que la cigarette électronique est de loin le produit le plus utilisé dans l’arrêt du tabac avec aide, 27% contre 18% pour les substituts nicotiniques et 10% pour le recours aux professionnels de santé. 

– L’Académie nationale de médecine : L’Académie nationale de médecine prévient qu’il ne faut pas se tromper d’ennemi ! Dans un communiqué de presse publié le 6 décembre dernier, l’académie nationale de médecine rappelle les avantages prouvés et les inconvénients indûment allégués de la cigarette électronique : « Il est établi que la vaporette est moins dangereuse que la cigarette : comme l’a indiqué l’Académie nationale de médecine dès 2015, il est donc préférable pour un fumeur de vapoter. En France, nombre de fumeurs qui s’apprêtaient à passer à la vaporette au lieu du tabac ne doivent pas hésiter puisque l’HAS en a fait un produit utile à l’arrêt du tabac et qui a fait ses preuves.»

– Fédération Française d’Addictologie : Jean-Michel Delille, psychiatre et président de la Fédération d’addictologie n’a pas hésité à revenir à de nombreuses reprises sur les réelles raisons qui ont causé les mystérieux problèmes pulmonaires à des vapoteurs aux Etats-Unis : entre autres, l’inhalation d’huile de cannabis. Il affirme aussi que la cigarette électronique est l’une des premières causes de la baisse du tabagisme en France, et à fortiori « le meilleur outil disponible en matière de réduction des risques liés à l’usage du tabac. »

Observatoire Français des Drogues et Toxicomanie : en 2013 déjà, l’OFDT attribuait la baisse des ventes de cigarettes traditionnelles à la conjugaison de l’augmentation des prix des cigarettes et de l’essor de la cigarette électronique. En ce qui concerne le fameux « effet passerelle » de la cigarette électronique vers le tabac, Stanislas Pika, responsable du pôle enquête et analyse statistique à l’OFDT affirme que « Les données françaises, aujourd’hui, ne permettent pas de soutenir l’hypothèse selon laquelle la cigarette électronique serait une porte d’entrée vers le tabagisme ».

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