FAQ CRIVAPE

Sébastien ROUX, directeur du CRIVAPE répond à vos interrogations sur le vapotage. 

Composition d'un e-liquide, les questions fréquentes :

Un e-liquide est composé de propylène glycol, de glycérine végétale, de nicotine : le tout de qualité pharmaceutique, et des arômes vaporisables. Il faut se méfier des e-liquides qui n’utilisent pas ces composés, avec la qualité pharmaceutique.

La nicotine n’est pas dangereuse pour la santé, mais elle est addictive comme la caféine par exemple ou la taurine.

La vape représente un ensemble d’éléments qui doivent être utilisés correctement : un matériel mal réglé ou un mauvais e-liquide peut porter préjudice à la vaporisation. Tout doit être parfaitement contrôlé, maîtrisé et normalisé.

Un bon fabricant de e-liquides travaille des arômes alimentaires capables d’être vaporisés et de ne pas se dégrader.

Les données sur les émissions de l’aérosol doivent être notifiées sur une plateforme européenne. Elles sont normées au niveau français, commencent à être normées au niveau européen, et sont en cours de normalisation au niveau international.

AFNOR 3 XPD90-300 1 à 3 – depuis 2015 en France

CEN, 4 GROUPES DE TRAVAIL TC437 – au niveau européen  

ISO (Organisation internationale de normalisation) – 2 normes ISO publiées : 20714 en 2019, et 20768 en 2018

Aujourd’hui il y a peu de données sur les impacts du sel de nicotine. Dans le code de l’agroalimentaire, il est interdit d’utiliser un additif pour faciliter l’absorption de la nicotine. En France, cette pratique n’est pas autorisée. Pour le moment il n’y a pas de publications officielles sur le sujet.

Le rôle d’une boutique est de conseiller une saveur adaptée. Il faut aussi évidemment adapter la nicotine selon la consommation de tabac pour ne pas risquer le sous-dosage ou le surdosage.

Le CBD (cannabidiol) n’a rien à voir avec la cigarette électronique. 

Le « made in France » n’est qu’un début de qualité qui n’est pas suffisant. Les vapoteurs soucieux de leur santé doivent se tourner vers des produits certifiés, par la normalisation AFNOR par exemple. Avec l’aide de professionnels de santé, d’associations de consommateurs et de la FIVAPE, l’AFNOR est à l’origine de la première norme au monde relative aux produits du vapotage : la norme expérimentale XP D90-300. La certification selon la norme NF XP D90-300-2 sortie en 2015 édicte des caractéristiques essentielles pour fabriquer un e-liquide fiable et de qualité.

Dépendance et vapotage

La nicotine n’est pas dangereuse pour la santé, mais elle est addictive comme la caféine par exemple ou la taurine.

Quelqu’un qui vapote plus d’un flacon par jour est mal conseillé, le taux de nicotine n’est sûrement pas adapté aux besoins du vapoteur.

La cigarette électronique est le premier moyen de sevrage. Elle permet d’apporter de la nicotine rapidement dans le corps, de manière saine. Aujourd’hui, 26,9% des personnes qui ont fait une tentative d’arrêt du tabac ont eu recours à la cigarette électronique.

Il n’est pas simple de quitter le tabac du jour au lendemain pour les fumeurs. Il s’agit de mettre en place un processus, l’idée n’est pas de tout quitter d’un seul coup, mais de commencer par ne plus consommer de tabac pour ensuite engager un sevrage nicotinique. Le but n’est pas de remplacer une addiction par une autre.

Nous savons que la nicotine est assimilée rapidement dans le corps. Il y a des études cliniques sur toutes les phases de cette assimilation. Il était nécessaire de dédiaboliser la nicotine sur le corps. Les laboratoires de recherche sur la vape ont le devoir de mettre des études cliniques sérieuses en place au niveau français et européen pour normaliser, apporter des réponses et des recommandations.

CRIVAPE a participé au mois de septembre 2019 à la 19ème conférence de Society for Research on Nicotine & Tobacco (SRNT) Europe qui s’est tenue à Oslo, en Norvège. Le thème de cette conférence était « Le tabagisme dans la pratique clinique et chez les populations ». Le laboratoire a présenté son dernier travail scientifique concernant l’évaluation des composés carbonyles d’un aérosol émis par les cigarettes électronique. Les conclusions prouvent que la sécurité des vapoteurs est garantie.

La vape est-elle dangereuse ?

Vaporiser avec une puissance trop élevée risque de dégrader la glycérine végétale. Un conseil : moins la puissance est forte, moins on risque de dégrader les substances présentes dans les e-liquides. C’est pour cela que les fabricants de matériel et de e-liquides recommandent des plages de puissances de watts.

Le grand public est victime de fake news provenant essentiellement d’Amérique du Nord. En Europe, il existe de nombreuses études qui prouvent que la cigarette électronique est un excellent moyen de sevrage tabagique.

Par exemple : une étude publiée dans le New England Journal of Medicine (https://www.nejm.org/) a démontré que l’on a deux fois plus de chances de sortir du tabac grâce à la cigarette électronique qu’avec les autres moyens de sevrage.

Aussi, selon un essai clinique mené par l’Université Queen Mary de Londres, la cigarette électronique est plus efficace que les autres substituts nicotiniques déjà présents sur le marché.

Dans des applications maîtrisés, il n’existe pas de vapotage passif. Une étude publiée par le National Center for Biotechnology Information (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30560536) a démontré qu’aucun changement significatif n’a été observé lorsqu’on a comparé les concentrations d’haleine exhalée durant le vapotage et l’absence de jours de vapotage.

Aujourd’hui, nous savons ce qui sort d’une cigarette électronique : le matériel et les e-liquides sont parfaitement maîtrisés et définis, connus en terme de composition.

Il ne faut pas perdre de vue que la cigarette électronique est un moyen de sevrage tabagique interdit aux mineurs. Il est autorisé de s’amuser avec la vape, mais de manière maîtrisée.